Un commando armé contre le loup. Ou comment l’indifférence des pouvoirs publics engendre encore des exactions d’une minorité anti-nature

Mise à jour du 27 août : la préfète des Hautes-Alpes a reçu une délégation d’éleveurs. Le parquet de Gap a quant à lui ouvert une enquête  » pour association de malfaiteurs en vue de commettre le délit de destruction d’une espèce protégée en bande organisée ».

Communiqué de FERUS, 26 août 2019

Un commando armé contre le loup. Ou comment l’indifférence des pouvoirs publics engendre encore des exactions d’une minorité anti-nature

Un commando armé et portant des cagoules vient d’envoyer aux médias une vidéo dans laquelle il menace d’entrer en action contre le loup.

C’est tout bonnement un simulacre ridicule et pitoyable des manifestations terroristes du FLNC qu’on a pu voir dans le passé.

Nous rappelons avant tout que la destruction d’une espèce protégée est un délit puni par l’article L 415-3 du code de l’Environnement, sanctionné d’une peine de 2 ans de prison et/ou de 150 000 euros d’amende. En cas de destruction « en bande organisée », la sanction peut aller jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende.

Cette nouvelle violence anti-loup, ajoutée à celle qu’on peut voir contre l’ours dans les Pyrénées, n’est que le résultat de l’indifférence des services de l’Etat face à ces agissements de délinquants, perpétrés depuis des années.

Nous espérons que les pouvoirs publics réagiront fermement à cette politique de la terreur et ouvriront une enquête. Dans le cas présent, il ne doit pas être difficile de reconnaître ces individus armés. L’Etat français doit mettre fin à l’impunité qui règne dans certaines vallées alpines et pyrénéennes

Nous soulignons que la politique de tirs de loup, qu’on nous a toujours vendue comme acheteuse de la paix sociale, ne fonctionne pas de ce côté-là vu que cette minorité opposée à la nature en demande toujours plus. Elle ne fait pas baisser la prédation non plus, seuls les moyens de protection des troupeaux ont ce pouvoir. Rappelons que ces moyens de protection sont financés par les pouvoirs publics, donc financés avec l’argent des contribuables, ceux là mêmes qui veulent en majorité des loups en France et s’opposent à leur régulation (résultats sondage, consultations publiques, etc.).

Enfin, que dire d’une certaine presse qui relaie sans s’indigner ce type de d’images violentes ?

 

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