Appel à s'exprimer CONTRE l'effarouchement des ours dans les Pyrénées

© Daniel Trinquecostes

3 actions pour dire NON à l’effarouchement des ours :

– 2 consultations publiques (voir ci-dessous)

– Pétition en ligne à signer ICI

MERCI !

CAP – Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours – Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours
CAP Ours, communication du 3 juin 2019

Appel à s’exprimer CONTRE l’effarouchement des ours dans les Pyrénées

Les associations membres de la coordination CAP Ours appellent toutes les personnes sensibles à la protection de la Biodiversité à s’exprimer CONTRE l’effarouchement des ours dans le cadre de la consultation du public lancée par l’Etat à cette adresse : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=1957

Attention : Il s’agit d’une 2e consultation, complémentaire à celle visant l’ours Goiat. Celle-là concerne tous les ours, elle est ouverte jusqu’au 14 juin 2019.

Nous vous suggérons de commencer votre commentaire par cette formule très claire : « Je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées»

Vous pouvez ensuite compléter selon votre sensibilité avec vos propres arguments, vous pouvez aussi utiliser ceux-là :

  • Le seul moyen de réduire les dégâts d’ours est de protéger les troupeaux. Toutes les actions doivent aller dans ce sens, ce qui n’est pas le cas de ces effarouchements.
  • Effaroucher les ours dans ces conditions est illégal en regard de la directive européenne « Habitats ». Il y a en effet d’autres solutions, et c’est potentiellement dangereux pour les ours.
  • Le tir à balles de caoutchouc est potentiellement dangereux pour les ours, a fortiori s’il est pratiqué par des personnes non-formées et non-expérimentées comme c’est prévu dans ce projet d’arrêté.
  • Le meilleur moyen d’effaroucher les ours sans risque est l’utilisation de chiens de protection. Ils sont autonomes, peu chers et très efficaces quand ils sont bien éduqués, en nombre suffisant et dans de bonnes conditions (troupeaux regroupés la nuit). Hors cas exceptionnel, c’est le seul mode d’effarouchement acceptable.
  • Les bergers ont autre chose à faire la nuit que d’effaroucher les ours. Déjà très occupés la journée, ils doivent se reposer la nuit.
  • Effaroucher les ours est inutile si les troupeaux sont protégés et inefficaces s’ils ne le sont pas. Il est impossible de faire comprendre à un ours qu’il ne doit pas s’attaquer à des troupeaux sans protection !
  • L’effarouchement d’ours anormalement prédateur est déjà prévu et possible dans le cadre du protocole « ours à problème ». Or, aucun ours actuellement présent dans les Pyrénées ne relève de cette catégorie.

NON à l’effarouchement de l’ours Goiat !

Un autre projet d’arrêté d’effarouchement, du préfet de l’Ariège, vise spécifiquement l’ours Goiat. Une consultation publique est également en cours jusqu’au 14 juin. Pour participer, c’est ICI

Goiat n’est pourtant pas un ours à problèmes !

Les associations FERUS & Pays de l’Ours – Adet appellent donc toutes les personnes favorables à la protection de l’ours dans les Pyrénées à s’exprimer contre, en commençant leur texte par : « Non, l’expertise de l’ONCFS ne démontre pas que l’ours Goiat est un ours à problème. Je suis contre son effarouchement et pour la mise en place de moyens de protection efficaces. » et à personnaliser leur message avec les arguments qui leur tiennent à cœur.

Voici quelques éléments et arguments utilisables :

  • OUI, les associations ont validé le protocole ours à problème. Mais NON, Goiat n’est pas un ours à problème.

Les prédations qui lui sont reprochées se sont toutes déroulées de nuit, alors que le troupeau était mal protégé (clôtures non-électrifiées, chiens de protection trop jeunes pour être efficaces …)

  • OUI, Goiat commet des prédations, mais NON, contrairement à ce que prétend l’arrêté, Goiat ne présente pas, à ce jour, un comportement familier. Les prédations se sont déroulées à quelques centaines de mètres de bâtiments, mais de nuit et en l’absence de présence humaine. Les termes employés dans l’arrêté sont donc tout à fait abusifs et inexacts.
  • OUI, la seule solution est la mise en place de moyens de protection efficaces. Donc NON, nous n’acceptons pas l’effarouchement de cet ours. Ce serait un effarouchement inutile, inefficace, contre-productif et probablement illégal.

Le sous-équipement en moyens de protection du secteur Barousse-Louron-Saint Lary a pu entraîner une accentuation du comportement naturellement opportuniste de cet ours. Il devient urgent de généraliser des moyens de protection correctement dimensionnés. Ce point devient obligatoire de toutes façons pour déclencher des indemnisations, suivant l’UE. D’autant que d’autres ours ont commis des prédations dans cette zone avec la même facilité : le déficit persistant en moyens de protection pourrait entraîner un renforcement du comportement prédateur de certains ours par opportunisme, et la solution n’est pas de les effaroucher.

Or, les moyens de protection correctement dimensionnés sont efficaces vis-à-vis de Goiat :

  • La mise en place de clôtures électriques a suffi pour faire cesser toute prédation de Goiat sur ruchers, comme en témoigne cette vidéo ICI.

C’est également souligné par l’ONCFS dans son rapport 2017. Voir ICI  (pages 15 & 36)

  • L’éleveur de Ris n’avait pas eu de prédation jusqu’à la regrettable euthanasie de son chien de protection : ce qui montre qu’un chien expérimenté peut être efficace contre Goiat.
  • On remarquera que les protections en place justifiant pour le préfet le conditionnement aversif de l’ours Goiat sont loin d’être à niveau : clôtures ou parcs non électrifiés, et chiens de protection en cours d’éducation.

 

Il est encore une fois regrettable qu’il n’y ait aucune anticipation vis-à-vis de l’équipement en moyens de protection, tout va se réaliser dans l’urgence, ce qui est la pire des méthodes.

 

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