La Gazette des grands prédateurs n° 62 (décembre 2016)

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Éditorial par Jean-François Darmstaedter

Que pouvons-nous espérer ?

L’année 2016 qui vient de s’écouler restera de triste mémoire pour tous ceux qui s’intéressent aux grands prédateurs dans notre pays.

Cette année de fin de règne ne nous aura rien épargné et le loup aura payé très cher la politique incohérente d’un Etat au service des lobbies du monde agricole et de la chasse. Alors que la seule solution est une protection correcte des troupeaux, c’est le fusil qui aura parlé, tuant le centième loup (voir actus loup), symbolisant le saccage d’une espèce protégée. Le loup est victime de l’intolérance et de la haine d’un monde de l’élevage pour qui il est le bouc émissaire idéal afin d’éviter de parler des vrais problèmes de cette filière en perdition économique et entièrement soutenue artificiellement par les subventions.

Il n’y a hélas pas que le loup qui paye cette politique de l’Etat, l’ours en étant également un symbole fort. Les autorités auront tout fait, utilisant subterfuges et reculades, maniant la mauvaise foi et les contre-vérités, pour repousser sine die un renforcement de population indispensable dans les Pyrénées, notamment pour le noyau occidental où il ne reste que deux mâles.

Que dire du lynx qui reste le « mal-aimé » et le délaissé, notamment dans les Vosges.

Ces cinq années cataclysmiques sont derrière nous, mais que nous réservent les cinq années qui viennent ? 2017, année électorale, verra-t-elle à nouveau les candidats passer la brosse à reluire au lobby des chasseurs en les considérant ostensiblement comme les seuls « vrais » protecteurs de l’environnement ? Et promettre au monde de l’élevage l’éradication prochaine des grands prédateurs ? Nous le saurons vite car nous les interrogerons tous sur leurs intentions et vous en serez tenus informés. Ainsi, vous pourrez vous positionner en toute connaissance de cause. Les « politiques » auraient tort de négliger ceux pour qui la protection des espèces et de l’environnement est une priorité, ils sont nombreux et, eux également, ils votent.

Nos grands prédateurs sauvages peuvent parfaitement vivre dans notre pays, rien ne s’y oppose, si ce n’est l’obscurantisme de certains, arc-boutés sur des positions d’arrière-garde, soutenus par certains élus guidés uniquement par leur intérêt électoral.

Malgré tout, je souhaite à nos adhérents, nos donateurs et nos sympathisants une belle année 2017 et les vœux sincères de notre association. Continuez à nous soutenir dans ce combat symbolique pour la vie sauvage dans notre pays, combat essentiel pour notre avenir et celui des générations futures.

Le président de FERUS – Jean François Darmstaedter

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Et toujours les actus monde, la vie associative etc.

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