Ours et chasse : FERUS ET CEA rétablissent quelques vérités

Ours et chasse : FERUS ET CEA rétablissent quelques vérités

A.-Kohler
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A.-Kohler

Ours et chasse / Communiqué du CEA et de Ferus (mai 2012)

Dans différents articles de presse, plusieurs mensonges ont été proférés par le Président de la FDC de l’Ariège, Jean-Luc Fernandez, sur les conséquences pour les battues au gros gibier des actions juridiques du CEA et de Ferus contre les arrêtés préfectoraux sur la chasse.

Sur le fond, il est parfaitement mensonger de dire que «  Si l’on tient compte des critères, on peut fermer la chasse de l’Hospitalet à Saint Lary ».

En fait, en se référant aux mesures prises dans le Béarn, où une réglementation des battues par rapport à l’ours a été mise en place il y a quatre ans, celles relatives aux tanières occupées, concerneraient à chaque fois 50 hectares, d’autres, relatives aux suspensions de battues pendant quarante huit heures, seraient à appliquer sans doute deux ou trois fois dans la saison. (Donc deux ou trois battues seulement différées)

Concernant les mesures territoriales (interdictions temporaires de chasse sur une partie ou la totalité de la saison), au vu de la répartition actuelle de la population d’ours, elles se limiteraient aux zones vitales pour l’ours, notamment d’élevage des oursons et représenteraient une part infime de la surface chassable, sachant que d’importantes surfaces sont déjà en réserve.

Nous sommes donc très loin de la soi-disant interdiction totale de chasser en Ariège agitée comme un chiffon rouge par Jean-Luc Fernandez pour mobiliser à tort ses troupes.

Quoiqu’il en soit, l’Etat et la FDC de l’Ariège ont choisi de faire appel du jugement du Tribunal Administratif, et en attendant, ce sont donc ces deux parties qui ne souhaitent pas voir clarifier cette situation.

Rappel des faits :

L’Etat a réintroduit des ours par deux fois dans les Pyrénées (1996/1997 et 2006).

La Fédération Départementale des Chasseurs de l’Ariège était partenaire de ces réintroductions et, à ce titre, a touché pendant quatorze ans plus de 400.000 euros de subventions de l’Etat, notamment pour mettre à disposition un technicien de la Fédération au sein de l’Equipe Technique Ours. Ce, jusqu’en 2010.

Du côté des associations de protection de la nature, nous avons espéré, du fait de ce partenariat, qu’il y aurait en conséquence une bonne prise en compte de mesures de protection de l’ours lors des battues. Cet espoir a été vain. En effet, après le tir et la mort des ourses Mellba et Cannelle, c’était au tour de l’ours Balou d’être blessé lors d’une chasse en battue en Ariège.

Ferus et le CEA ont donc demandé en novembre 2008 au Préfet de l’Ariège de prendre des mesures administratives à l’instar de son collègue des Pyrénées-Atlantiques.

Mais la Fédération des Chasseurs de l’Ariège a catégoriquement et unilatéralement refusé en 2009 la mise en place de telles mesures en rompant les discussions engagées.

En conséquence, Ferus et le CEA ont attaqué tous les arrêtés chasse depuis 2009, afin que les ours aient un minimum de protection réglementaire lors des chasses en battue ;

Sans rentrer dans le détail, depuis cette date, Ferus et le CEA ont gagné successivement cinq procédures contre l’Etat. De son coté, la FDC de l’Ariège qui a initié parallèlement trois procédures contre l’Etat, les a toutes perdues.

Malgré cela, nous faisons observer que pas un seul jour, la chasse n’a été interrompue, infirmant totalement les différents propos catastrophistes tenus par le président de la FDC.

logo-ferus-cea

Lire aussi l’article de la Dépêche.fr : Foix. Les écologistes font la chasse aux « contre-vérités » (21/05/12)

Pour aller plus loin :

– FERUS et le CEA rappellent à l’ordre un président de fédération de chasse (janvier 2012)

– L’ours et la chasse : leçon de démocratie à la fédération de chasse de l’Ariège (janvier 2012)

– Ours et chasse : le Tribunal Administratif donne raison aux associations de protection de la nature (décembre 2011)

29 commentaires sur “Ours et chasse : FERUS ET CEA rétablissent quelques vérités”

Si j’ai cité Messire de Ponchalon, c’est pour deux raisons:
1) Il est le Président de la FNC, qui sans aucune opposition, est bien le représentant, la voix de TOUS les chasseurs. Son livre blanc est représentatif de la position DES chasseurs.
Qui ne dit mot consent.
Si des chasseurs (et il est certain qu’il en existe quelques uns) sont en désaccord avec cette orientation, ils ne jugent pas opportun de la combattre publiquement.
La question est donc de savoir si on peut bâtir une stratégie associative sur cette base matérielle plus qu’incertaine.
2) Il se trouve que la nouvelle position de la FDC de l’Ariège est une copie conforme de la position contenue dans le livre blanc. Alors que cette FDC participait au relâcher des trois ours SLOVENES en 1996. On peut se demander pourquoi elle a évolué ainsi.
Les protecteurs de l’Ours tirent un bilant plutôt positif de ces relâcher parce qu’ils ont évité la disparition de l’Ours dans les Pyrénées avant ceux de 2005.
Alors, ces chasseurs de la FDC devraient logiquement se réjouir de ce résultat.
Voilà-t-y pas qu’ils sont maintenant opposés aux ours SLOVENES ? Mellba venait sans doute d’Alaska? 🙂
Ils reprennent tous les mensonges que combat FERUS (et elle a raison: mes propos sont loin d’être manichéens) concernant leur prétendu comportement « familier », plus carnivore que les ours autochtones…qu’ils ont liquidés, eux et leurs aïeux.
Je vous ai posé la question sur les causes de cette évolution et je constate que vous n’avez pas répondu…

C’est VOUS qui avez reparlé de Messire de Ponchalon dans votre message daté du 1 er juin.
Rappel de votre message
« Citations tirées du livre blanc :
» Ce livre blanc réaffirme l’engagement des chasseurs français dans la préservation de notre patrimoine qu’il soit faunistique ou culturel. Il va de soit que « la lutte » contre les grands carnivores est révolue . Il s’agit aujourd’hui de gérer des populations, soit en extension (cas du loup et du lynx) , soit en danger (cas de l’ours des Pyrénées) .
Seule une approche pragmatique, apaisée et impliquant l’ensemble des partenaires permettra de garder des populations viables de grands carnivores dans nos paysages.
C’est à cela qu’aspire les chasseurs sans occulter ce rêve peut être encore inaccessible aujourd’hui d’une chasse raisonnée de l’une ou l’autre de ces espèces si un jour futur leurs populations le permettent.

Charles Henri de Ponchalon
Président de la FNC »
Je constate que cette citation converge vers le point de vue de Mme Joly, qui pense qu’il faut réguler le loup…

Passons maintenant à votre critique selon laquelle il ne faut pas critiquer.
« Pastoraloup, c’est du terrain ».
ET ALORS?
Le BUT de Pastoraloup, c’est de FAIRE ACCEPTER les grands prédateurs (entr’aide-solidarité « donc » persuasion).
AIDER les éleveurs, c’est, en principe le moyen pour arriver à atteindre ce but.
Je prétends que JAMAIS aucun bilan de cette orientation, à l’oeuvre en fait sous d’autres formes depuis les années 70 avec les premières aides du FIEP, n’a été tiré.
Les seuls bilans tirés ont concerné le nombre de stagiaires et le nombre d’éleveurs aidés et des bilans comptables.
Autrement dit le moyen est DEVENU le but, et on a oublié le but initial.
J’ai déjà soulevé le problème plusieurs fois ici et je n’ai obtenu aucune réponse.
Pastoraloup a-t-il fait progresser l’acceptation de la présence des grands prédateurs?
Si c’était le cas, on n’aurait pas autant de loups braconnés et une telle pression du lobby des éleveurs ET des chasseurs pour obtenir des têtes de loups (11 prévus pour 2012) et la légalisation progressive du braconnage.
Petite parenthèse:
Nul doute que Cécile Duflot (EELV) ministre….de l’égalité des territoires va faire « bouger les lignes » et sauver la vie d’au moins une partie de ces loups. 🙂
Cette orientation de « cohabitation » le FIEP l’a suivie et continue de la suivre en Haut Béarn.
Au début de son intervention, il devait rester un peu plus d’une vingtaine d’ours dont les 4/5 en Haut Béarn, sur son territoire principal d’intervention.
Quel résultat?
Il y reste aujourd’hui DEUX ours (mâles) et pour pas longtemps. L’éventualité d’une descendance ne survivra pas à la fin du mandat de Mr Hollande.
Et il a fallu la mort de Mellba (et l’annonce de Nelly Olin de ne plus financer l’IPHB) pour qu’enfin le FIEP décide de ne plus y siéger.
Pourquoi en est-on arrivé là?
Je serais curieux de savoir ce que vous en pensez, plutôt que ce que vous pensez de moi qui n’a aucun intérêt.
Paul a écrit:
« La radicalité AVEUGLE exprimée par votre discours devient vraiment déplacée , pour rester poli. »
Vous avez le droit de me trouver excessif et radical.
Mais il vous faudra prouver que je suis AVEUGLE.
Je vois les deux ours qui survivent encore en Haut Béarn.
Je vois le nombre de braconnages et l’impunité.
Je vois OU va la pression du lobby des chasseurs concernant le Loup et l’Ours.
Je vois les ravages (directs et/ou liés) écologiques du pastoralisme dans les Pyrénées. J’entends chez TOUS (alors là, je suis catégorique) les éleveurs le discours sur « l’entretien » de la nature et je vois qu’il est en totale contradiction avec les faits.
Je vois que ce discours est repris chez certains « écologistes » qui confondent l’écologie avec la crainte des conséquences sanitaires des activités économiques pour l’Homme.
Qui ne relâchent donc pas d’ours qui ne servent pas à lutter contre le nucléaire.
Ce sont des faits que j’évoque.
Des faits qui sont têtus.

PS
Je vous accorde que je me suis trompé de FDC concernant la battue fatale à Melba.
Mais c’est bien en Ariège qu’on a tiré sur Balou, toujours pendant une battue au sanglier, quelques années après, il est vrai.
Et puisqu’il faut être précis : ce n’est pas en Ariège, sur les territoires de sa FDC que Mellba a été relâchée, mais… en Haute-Garonne.

Les chasseurs ariégeois se sont désengagés du plan ours car la parole qui leur avait été donné alors à été trahie. A savoir que jamais l’ours n’interférerait dans la chasse !

Coucou Ugatza,
je vois que tu avances bien, t’en as encore désespéré un, qui ne reste pas du bon côté de la ligne.
Et encore il était pro prédateur, restent ces centaines de milliers d’indifférents qu’il faudra convaincre aussi.
Il est facile d’épingler tous les échecs dans la protection des prédateurs sur la veste de ceux qui négocient, qui font des compromis ou qui essayent; Evidemment les négociations n’ont pas empêché les déboires dans les populations de prédateur, mais tes braillements puristes dans ton coin non plus, alors c’est la faute des négociateurs ou des puristes?
Pareillement, le retour naturel du loup et son expansion sans frein c’est réalisé graçe à ces mêmes négociateurs? ou graçe à ces mêmes braillements puristes? ou malgré les deux??

Tu nous fais toute une alinéa, « je vois ceci – je vois cela » pour nous prouver que tu portes la vérité incontournable; pour ma part tu ne vois que ce que tu veux voire.
Dans l’alinéa je te cite: J’entends chez TOUS (alors là, je suis catégorique) les éleveurs le discours sur « l’entretien » de la nature et je vois qu’il est en totale contradiction avec les faits.
Alors que (tu sais mieux que moi dans quel billet) je t’ai décrit en long et en large la biodiversité de mon alpage, MALGRE! mes moutons, « MALGRE » et non pas « GRACE » à moi, ou mes moutons.

Je trouve dommage qu’un type comme toi: hyper documenté, passionné, clair dans sa tête, organisé, avec une mémoire d’éléphant et visiblement avec du temps disponible
se contente de se betonner son chateau, plutôt que de « faire du chemin ».
Bon courage à tes interlocuteurs.

Le retour du Loup est freiné (braconnage, tirs de prélèvement)
L’avenir de l’Ours est incertain.
Ce sont des faits.
L’orientation de cohabitation et d’aide aux éleveurs est DEJA un échec total et irrémédiable en Vallée d’Aspe. Encore un fait
Ce sont des faits pas des « braillements puristes ».
Il est aussi un fait que jamais les mesures d’aides et Pastoraloup n’ont été évalués par rapport à l’acceptation des grands prédateurs par les éleveurs.
Je dis bien jamais et ce n’est pas brailler que le demander.


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